hello@juliettelibotte.com

Hamac – Packaging

2018
Hamac confectionne et vend depuis 2009 des couches lavables innovantes destinées aux nourrissons. Elles sont fabriquées en France, respectueuses de l’environnement et non toxiques pour la peau.

Le contexte

En 2017, l’entreprise connaît un plein essor à la suite des débats sur les perturbateurs endocriniens dans les couches jetables. De nombreux parents décident de passer au lavable pour limiter les risques sur leurs enfants. Les visites et les achats sur le site internet ont alors fortement augmenté et se stabilisent en 2018.

L’enjeu de cette refonte est de profiter de cette visibilité pour améliorer la présentation de la marque auprès des nouveaux clients. Le nouveau packaging doit refléter les convictions de l’entreprise, à savoir l’innovation perpétuelle des couches lavables, l’impact environnemental et la santé des nourrissons.

Florence Hallouin, fondatrice de la marque, me confie le projet.

Recherches

Pour la première étape de recherche, j’ai travaillé avec Kaossara Bouraima (responsable du service client), Clémence Ossent (responsable marketing et cofondatrice) et Florence Hallouin (fondatrice de l’entreprise).

Audit du packaging actuel et des articles

La première méthode de travail a été de faire un état des lieux pour prendre du recul sur la demande initiale en répertoriant les articles et en analysant le packaging actuel. Cette étape fut nécessaire pour définir les premières intentions de projet.

L’ensemble des articles :

La couche classique
Elle se présente comme une culotte à l’intérieur de laquelle est cousue une poche étanche (nacelle).
La culotte Tmac
Elle se présente comme la couche classique, mais la nacelle à l’intérieur se détache grâce à une petite barrette souple.
Les absorbants lavables
L’absorbant s’insère dans la nacelle de la couche lavable.
Les nacelles Tmac
Elles correspondent à la poche imperméable qui s’insère dans la culotte Tmac.
Les voiles jetable
Le voile se place au-dessus de l’absorbant lavable et permet de faciliter le change.
Le kit d’essai
Le kit est composé d’une couche, d’un absorbant, trois voiles jetables et une nacelle Tmac séparable (pour la gamme Tmac).
Les résultats de l’audit :
Le packaging ne reflète pas les convictions écologiques de l’entreprise.
➔ Les articles sont emballés dans une pochette en plastique.
➔ Il n’existe pas d’emballage pour les kits d’essais, le client reçoit une couche, un absorbant et les voiles emballés séparément.
➔ Les explications sur le packaging sont dupliquées, le support n’est pas optimisé.

La forme et le graphisme ne mettent pas en valeur l’innovation du produit.
➔ Les caractéristiques des produits sont imprimées en CMJN, sur une cartonnette de 300 grammes.
➔ La cartonnette se plie en deux et se glisse dans la pochette en plastique, de façon à insérer l’article à l’intérieur. Celui-ci est caché et n’est pas assez mis en valeur.

veille et benchmark

La deuxième méthode de travail a été d’analyser le packaging des concurrents de l’entreprise. J’ai pu identifier des points positifs et des points négatifs. Les points positifs ont fait émerger de nouvelles idées et les points négatifs m’ont permis d’écarter plusieurs hypothèses en phase de conception. Ce benchmark a été bénéfique, car j’ai pu réaliser une stratégie pour nous démarquer de la concurrence tout en maintenant des points pertinents pour les clients. Il nous a permis de recentrer nos objectifs et d’aiguiser notre cahier des charges.

Les résultats du benchmark :

La forme du packaging est importante.
➔ Le packaging du premier concurrent correspond à des couches lavables. L’emballage en plastique laisse imaginer une couche lavable volumineuse avec un tissu épais. J’ai alors compris qu’il était important de montrer la finesse et l’innovation de nos produits par un packaging le plus
fin possible.

Les matériaux.
➔ Le packaging du second concurrent correspond à des t-shirts fabriqués en France. L’emballage en carton était très minimaliste et me donnait l’impression d’un article luxueux. J’ai émis l’idée d’effectuer un packaging en carton avec un minimum de couleurs et d’information. L’intérêt est de montrer à travers le nouveau packaging la qualité de la fabrication, l’aspect
écologique et artisanal.

Social Listening

Cette troisième méthode de travail m’a permis de comprendre et de contextualiser les attentes grâce aux réseaux sociaux et au service client, en prenant compte des retours sur le packaging existant.

Les méthodes

La forme

Pour cette étape, j’ai travaillé avec Florence Hallouin (fondatrice de l’entreprise) et Max Parrochia (président de l’entreprise Araidena).
➔ Prendre les dimensions des différents articles et des différentes tailles.

➔ Réfléchir à des concepts grâce à des maquettes d’études, en prenant compte l’expérience du client. Construction de scénarii d’usage.

➔ Argumenter et exposer ma démarche et mes propositions à l’oral ou à l’écrit à Florence Hallouin, fondatrice de l’entreprise.

➔ Représenter physiquement le concept final en préparant des schémas, des photographies et des patrons pour démarcher des fabricants d’emballage produit dans l’optique de créer une collaboration. (Pour l’orientation du choix des procédés et des matériaux.)

➔ Connaissance de la valeur ajoutée d’une collaboration et coordination des compétences de chacun.

Le processus de fabrication

Pour cette étape, j’ai travaillé avec Marion Esteves (responsable de la production) et Florence Hallouin (fondatrice de l’entreprise).
➔ Prendre en compte le parcours du produit, en allant de l’impression du packaging jusqu’à la livraison du produit fini à la plateforme de la gestion des stocks : l’impression, le découpage et la mise en forme du packaging la livraison par palette à la production, combien de manipulation pour empaqueter chaque article, l’envoie à la plateforme de la gestion des stocks.

➔ Validation des devis avec Florence Hallouin.

Le contenu et le graphisme

Pour cette étape, j’ai travaillé avec Clémence Ossent (responsable marketing et cofondatrice), Marion Esteves (Responsable de la production) et Florence Hallouin (fondatrice de l’entreprise).
➔ Revoir les éléments qui figurent sur le packaging avec Marion Esteves, responsable de la production et Clémence Ossent, responsable marketing.

➔ Hiérarchiser les textes et réfléchir à différentes mises en page, en prenant en compte le sens de lecture.

➔ Création d’une charte graphique pour une garantie de la cohérence artistique des différents packagings.

➔ Argumenter et exposer ma démarche et mes propositions à l’oral à Florence Hallouin, fondatrice de l’entreprise.

➔ Valider le BAT (bons à tirer) avec Florence Hallouin, fondatrice de l’entreprise.

La fabrication/suivi technique

Pour cette étape, j’ai travaillé avec Florence Hallouin (fondatrice de l’entreprise) et Max Parrochia (président de l’entreprise Araidena).
➔ Veille sur la qualité perçue de la conception (gestion des matières, des couleurs, de l’aspect).

Le livrable

Des articles basés sur l’écologie

Nous sommes passés du plastique au carton à recycler. Nous avons travaillé avec des entreprises françaises, les packagings sont imprimés en Île-de-France.

Des articles haut de gamme

Nous nous sommes limités à deux couleurs pour rester dans un état d’esprit chic et épuré. La première couleur est un Pantone gris qui s’applique aux textes et aux contours. La deuxième correspond à un vert qui tire vers le jaune pour imprimer dans de beaux aplats. Pour reconnaître un produit de la gamme Tmac, un sticker rond rouge est collé sur le devant.

Des articles innovants

La couche lavable (classique et Tmac) est emballée dans une pochette très fine pour montrer la finesse et l’innovation de l’article. Le mode d’emploi qui se trouve au dos des packagings est simplifié. Ils sont représentés telle une infographie, mêlant des icônes et des textes courts. L’intérêt était de montrer que les produits sont très faciles d’utilisation.

Des articles pour les nourrissons

L’univers de la puériculture est évoqué par de petits personnages dessinés à plusieurs endroits du packaging. Ils s’amusent avec des titres ou encore des aplats de couleurs. D’autres se cachent dans les languettes intérieures pour créer une surprise lorsque l’utilisateur ouvre le produit. Cet univers plein de fantaisie permet de deviner à qui sont destinés les articles : les nourrissons.

L’identité visuelle

PANTONE 1
(Textes)
PANTONE 2
(Gamme classique)
PANTONE 3
(Gamme Tmac)

La couche lavable classique

 

La forme finale du packaging est une pochette en carton carrée. Le devant de l’emballage est ajouré pour voir directement les coloris. La fenêtre prend la forme simplifiée d’une couche pour créer un lien entre l’emballage et ce qu’il contient. Le devant nous dévoile la marque, le nom de la gamme et les tailles. Le derrière nous dévoile les informations de l’entreprise, la composition du produit et un mode d’emploi simplifié.

La forme d’une pochette fine permet d’envoyer les articles dans une enveloppe en B2C. Pour les ventes B2B en boutique, un soufflet peut être ouvert afin de disposer tous les articles debout et alignés.

Les différents modèles

Gamme classique
Gamme Tmac
Gamme enfilable
Gamme enfilable

Les absorbants lavables

 

La forme est un étui avec un fond automatique. Cela permet de livrer les emballages à plat à la production. Il n’y a plus qu’une manipulation à faire pour monter les étuis et y insérer les absorbants. Les codes barres et les informations techniques se trouvent sur le dessus, afin de faciliter la lecture. Les trois étuis correspondent aux trois tailles différentes. L’utilisateur perçoit à première vue par l’épaisseur de l’étui la taille de l’article.

Les nacelles Tmac

Feedbacks

Ce nouveau packaging a permis de créer une déclinaison du graphisme sur toute la gamme des produits. Le graphisme a permis de faire évoluer l’identité visuelle de l’entreprise. Par exemple, en redessinant les modes d’emploi sur le site internet en prenant modèle celui que j’avais dessiné sur le packaging. Le packaging est encore utilisé aujourd’hui.